Si on veut former des athlètes olympiques, il faut commencer par la base et outiller nos enfants pour la rentrée scolaire

Lettre d’opinion du Regroupement Partage pour la rentrée scolaire 2016

Ces jours-ci, tous les yeux des Québécois et des Canadiens sont rivés à leurs écrans de télévision pour suivre les Jeux Olympiques. On est fiers de nos athlètes, on est fiers de nos médailles, on est fiers de nos succès. Paradoxalement, on oublie que pour aller loin, il faut partir du bon pied : avoir une base de vie solide; une alimentation saine, du soutien de ses proches, les bons outils pour s’entraîner.

Ce qui n’est pas le cas d’un trop grand nombre d’élèves de Montréal, qui s’apprêtent à débuter l’année scolaire dans quelques jours. Près de 42% des élèves de la CSDM proviennent de milieux défavorisés. Les enfants de milieux défavorisés sont de trois à quatre fois plus nombreux à accuser des retards scolaires et deux fois plus nombreux à éprouver des problèmes d’apprentissage. Ils sont également plus enclins à décrocher; près d’1 étudiant montréalais sur 3 ne finira pas son secondaire, et dans certains arrondissements plus durement touchés par la pauvreté, c’est près d’1 étudiant sur 2. Ils n’ont pas la base requise pour atteindre le sommet de leur rêve de carrière comme nos athlètes olympiques, bien souvent ils n’ont même pas le strict minimum.