OPINION / UNE RENTRÉE SCOLAIRE SUR FOND DE FAUSSE GRATUITÉ SCOLAIRE ET D’INFLATION INÉGALÉE

Lorsqu’en juin dernier, le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx, a rendu publique une directive rappelant les grands principes encadrant la gratuité scolaire, dans la foulée d’un recours collectif qui a poussé certaines commissions scolaires à rembourser 153 millions $ pour des frais facturés en trop aux parents, l’organisme de lutte à la pauvreté Regroupement Partage a vécu une grande joie, le sentiment d’avoir  gagné une première manche dans sa lutte et ses revendications pour une école primaire et secondaire vraiment gratuite au Québec.

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Si on veut former des athlètes olympiques, il faut commencer par la base et outiller nos enfants pour la rentrée scolaire

Lettre d’opinion du Regroupement Partage pour la rentrée scolaire 2016

Ces jours-ci, tous les yeux des Québécois et des Canadiens sont rivés à leurs écrans de télévision pour suivre les Jeux Olympiques. On est fiers de nos athlètes, on est fiers de nos médailles, on est fiers de nos succès. Paradoxalement, on oublie que pour aller loin, il faut partir du bon pied : avoir une base de vie solide; une alimentation saine, du soutien de ses proches, les bons outils pour s’entraîner.

Ce qui n’est pas le cas d’un trop grand nombre d’élèves de Montréal, qui s’apprêtent à débuter l’année scolaire dans quelques jours. Près de 42% des élèves de la CSDM proviennent de milieux défavorisés. Les enfants de milieux défavorisés sont de trois à quatre fois plus nombreux à accuser des retards scolaires et deux fois plus nombreux à éprouver des problèmes d’apprentissage. Ils sont également plus enclins à décrocher; près d’1 étudiant montréalais sur 3 ne finira pas son secondaire, et dans certains arrondissements plus durement touchés par la pauvreté, c’est près d’1 étudiant sur 2. Ils n’ont pas la base requise pour atteindre le sommet de leur rêve de carrière comme nos athlètes olympiques, bien souvent ils n’ont même pas le strict minimum.

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Apprendre à pêcher ou donner un poisson? Pourquoi pas les deux!

Lettre d’opinion du Regroupement Partage pour les fêtes 2015 sur l’insécurité alimentaire

Plusieurs guignolées sont en cours partout au Québec, mais on remet en question la pertinence de ces collectes. Pourtant, tout le monde s’entend, les banques alimentaires répondent à un besoin évident et essentiel, celui de manger. Un geste qui prend davantage d’importance à Noël.

En image, je dirais que pour sortir une famille démunie de sa précarité, il faut lui donner du poisson, mais j’ajouterai qu’il faut aussi lui donner accès à la rivière et l’outiller pour pêcher.

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